Mon premier roman.

Posté le Mercredi 5 décembre 2012

Les Portes de la résilience se présente comme l’œuvre inaugurale du jeune écrivain gabonais Stéphane Eya Fils. C’est une œuvre de jeunesse car, comme l’affirme son géniteur, elle a été écrite il y a une dizaine d’années alors que celui-ci se trouvait encore sur les bancs du lycée.

L’œuvre  se donne à lire comme le parcours initiatique d’un jeune garçon en bute avec une société en perte de valeurs.

Extrait 1:

 

Tout foutait le camp. Le pays avait peur, peur de son avenir. En dehors des petites misères, tout n’avait pas de lendemain. Tout s’éludait. Tout disparaissait. Dans quelques années, Ndzeng en était sûr, on ne parlerait plus que de sexe et de bière à Adza. Le vice était là, il prospérait dans ce lieu totalement voué au jeu. Ils étaient sans âme ces hommes d’Adza, ils ne vivaient et ne fantasmaient que sur ces satanées machines à sous, sur ces maudits animaux venus d’ailleurs que l’on voyait à la télévision galoper tels des forcenés. Pourtant, Adza et ses enfants méritaient mieux. Ndzeng le croyait bien. Serait-il déjà trop tard pour parler ? Ndzeng parlait lui-même avec crainte. Il avait trop de respect pour les ancêtres et pour cet Adza qui le vit naître pour se taire complètement. Le pays de ses pères mythiques n’était plus qu’une simple arche perdue. Il avait été bâti par des gens fabuleux qui avaient voulu plus pour lui. Et Ndzeng se désolait de vivre au pays des machines à sous, des paris sans fin, des courses de chevaux aux gains autant faciles qu’hypothétiques.

 

Silence !

 

Encore silence !

Mon premier roman. eya-fils-couverture2-206x300

stephaneya @ 14 h 55 min
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Bonjour, vous êtes sur le point d’arpenter les méandres de mes tribulations intérieures. Vos contributions sont les bienvenues.

Posté le Mercredi 5 décembre 2012

Ce Blog est le fruit de quelques-unes de mes contributions au cours de débats que des gabonais, épris de Liberté et de Justice, ont initié sur la toile depuis 2010, facebook, notamment.

Les échanges enregistrés portent à la fois sur la politique, les faits de société, le sport. Si l’on veut rendre justice à ces textes, les lire dans la juste mesure de ce qu’ils veulent exprimer, ils ne devraient être abordés que par des esprits libres, progressistes ; ceux qui postulent pour une « écologie de l’esprit » dégagée de tout dogme, de tout diktat.

Bonne lecture!

stephaneya @ 14 h 38 min
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